02.07.2009
Changement de contenant !
Mais pas de contenu.
Marre de la pub agressive sur hautetfort.
C'est ici que ça se passe : http://calistee.blogspot.com/ (attenion au deuxième e...)
16:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.07.2009
En parlant de raffinement...
Je ne sais pas s'il est grand chose de plus raffiné qu'une voix de soprano qui s'échappe de la fenêtre dans une soirée d'été étouffante...
Et dans ce raffinement, quelque chose d'encore plus raffiné que ça...
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29.06.2009
Du trop plein et de ses dangers
J'ai eu peur de la surconsommation, de l'overdose.
De la libido qu'on perd et qu'on retrouve pas.
Des signaux qu'on écoute pas ou plutôt qu'on entend pas. Ou qu'on ne veut pas entendre.
J'ai allégrement franchi les limitations de vitesse. Grisé par un potentiel de séduction retrouvé. Ou du moins en partie comblé. Ce potentiel, c'est comme un réservoir d'essence. On le remplit à ras bord et puis on le vide à coup d'accélération.
Les dernières accélérations m'ont donné le vertige. Ce moment où on semble perdre une forme de contrôle de soi. Où le frein n'est qu'on lointain souvenir. De toute manière, on ne sait plus faire marche arrière (c'est fou comme cette mauvaise métaphore, je la retrouve lorsque je tutoyais certaines substances moins licites mais là n'est pas la question).
Je discute de tout ça avec ma libido (on se parle souvent ces derniers temps). Elle m'écoute impassible. Je ne sais pas le décoder. Le week-end commence bien, je rencontre une de mes idoles de jeunesse dans une soirée trop mondaine. Je suis pendu à ses lèvres puis je parle, bcp (c'est inhabituel). Pas mal de cocaï*e qui circule mais je ne puise pas dans le capital. Je me contente de justerini, de coca et de glaçon. Je rentre, la bouche pateuse et le sexe mou. Il y'a cette jolie gazelle que je piste depuis longtemps à qui je fais un peu d'oeil (c'est fou ce qu'un peu d'alcool me rend audacieux) mais je sens que ça ne marche pas.
Dans le taxi, je médite. ELLE revient demain à la première heure. Je sens les retrouvailles sur le mode amour, toujours, malgré les crises existantielles. Les couples de trentenaires sont ma foi très compliqués... . Et j'ai peur de pas assurer. L'épisode de l'artiste ma laissé sur mes doutes. M'emmerder en baisant, ça ne m'est jamais arrivé, pas même dans les clubs à la 25ème heure quand on sait plus très bien ce qu'on fait. Je prends ça comme un signal. Du genre de ceux qu'on doit prendre en considération.
Quand elle passe le pas de la porte un peu épuisée par le décalage horaire, qu'elle me gratifie de son baiser goulu, je fonds mais je me dis que tout ça est quand même très conjugal. Quand elle prend sa douche, je chante un peu histoire d'entrenir mes cordes vocales, je prépare du café, un petit déjeuner plus correct que ceux qu'on sert dans les avions. Quand elle dévore l'ananas et qu'elle me raconte sa rencontre littéraire, je bois ses paroles et je laisse mon café de côté. Je me revois il y'a 3 ans encore follement amoureux...
Quelques minutes plus tard nous sommes couchés dans le lit avec le latpop pour témoin. Nous passons en revue nos week-ends à venir et elle commence à me parler de souvenirs sodomites liés à Lisbonne. Alors ma main ne fait pas de chichis et commence à la caresser de la manière la plus explicite qui soit. Je crois qu'elle n'a pas besoin d'attendre que je lui dise "je vais t'enculer" pour comprendre là où je vais en venir et là où ma libido me mène. Et mes doutes/craintes qui volent en éclat en quelques instants... .
Quand je reprends mes esprits, épuisé par une étreinte digne de nos grands classiques (un remake de "sodomie à Bombay pendant l'orage de mousson"), je me demande comment je peux encore prendre des chemins de traverse. Et pourquoi je vis avec cette libido dérèglée qui me rend encore plus avide de sortie de route que lorsque je vivais en pleine déshérence sexuelle avec l'ex.
16:35 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
26.06.2009
The sweet hereafter
Je me réveille en cata. J'ai rendez-vous dans 1h près de la rue monsieur le prince. Je ne suis pas lavé, pas réveillé, pas bien luné. J'ai rendez-vous avec Monsieur F. avec qui je dois parler de mon Grand projet professionnel (et accessoirement lever des fonds auprès de lui). Je sens le sexe à 100m. Toute cette première partie de journée, je serai embaumé dans la soirée de la veille, au point, sans doute, de passer pour un gentil petit animal à sang froid aux yeux des personnes que je vais croiser (et je m'en excuse rétrospectivement....). Un beau lendemain.
Je suis encore en G. . Je suinte le contrat dégoulinant de luxure que nous avons conclu à partir de quelques textes écrits sur ce blog (puissance des mots ?). Comme s'il fallait apporter autant d'eau à mon moulin... .
Le scénario est clair... . Une porte entrouverte au 5ème étage sans ascenceur. Pas de lumière. Quelques lignes à écrire. Et à prononcer. Et puis, je verrai... . Je le trouve aride, un peu tordu mais je me dis qu'il faut que je tente... .
Dans la ligne 4 je cogite. Descendre à Vavin. Marcher et trouver l'immeuble. Un peu décrépi. Entrer. Monter. Pousser donc cette porte. Heureusement pas de clichés, pas d'odeur d'encens (faut pas rire non plus), pas de musiques lugubres ou érotique. Juste le buit de la rue. Un hall d'entrée qui annonce la couleur. Mur couleur aubergine un peu ternie et craquelée... . Personne. Ah si une voix.
- Ce contrat ne vaut la peine que s'il est respecté à la lettre, vous avez le texte ?
- Oui.
- Mettez vous près de la porte et lisez-le moi...
Je trouve l'instant bizarre. Mais à aucun moment il ne me viendrait à l'idée d'enclencher une marche arrière. Et je m'exécute. Je lis donc le texte. Il y est question de métaphore de fruits, de sexes, de jardins où les deux se mélangeraient. C'est une commande. Je n'aurais sans doute pas les fait choses pareilles mais soit. Et je me prends au jeu. Un bruit de respiration assez explicite commence à percer au travers de la porte. Je commence à sentir le potentiel érotique de la situation. Je lis ce texte à une femme que je ne vois pas... . Et le terme percer va bientôt prendre tout son sens...
- Entrez...
Je pousse la porte. Un silouhette s'écarte rapidement. La pièce est étrangement disposée. Je crois distinguer un lit au fond mais celui-ci est caché par un panneau en bois décoré de plantes et d'appliques en fer forgé. Au milieu du panneau, un trou... à mi-hauteur..
- Avancez... vous savez ce qu'il vous reste à faire...
- Oui...
- Mais avant cela, déshabillez-ous
Je suis dans un état second. Je dois atteindre les 200 pulsations minutes... . Je ne dois pas me faire prier longtemps pour laisser glisser mon jean, enlever ma chemise, abaisser mon boxer et introduire mon sexe dans ce trou...où il est pris en charge par une paire de doigt qui, délicatement puis vigoureusement, l'accueille.... . Le temps d'un tour de chauffe ? J'ai déjà "joué" avec ce genre de mur mais dans d'autres circonstances... en connaissant la propriétaire des doigts, de la bouche... Ici, je dépersonnalise... je joue... mais je n'ai pas le temps de trop conceptualiser.. .une bouche me gobe...entièrement.... et je suis en transe... je serais mystique, je parlerais de chamanisme... il n'y a que dans mes expériences tantriques où j'ai ressenti des sensations pareilles, moi le cartésien intégriste... . Je ne me contrôle plus et je jouis...en perte d'haleine... essouflé.. J'aimerais me coucher..
- J'aimerais me coucher...
- Venez reprendre vos esprits près de moi...
Je titube... je contourne le mur... G. est là...Je l'imaginais masquée, habillée et parée de mille lingeries...elle porte un jean un chemisier (noir, je défaille devant les femmes en chemisier noir)... sa poitrine me nargue...Je m'approche d'elle... le reste est une longue litanie d'échanges de fluides...le bréviaire d'un certain sexe à la mode fait d'accessoires et d'objets dévoyés est passé en révue...
Je me sens grand, beau, invincible tout en sachant que je suis à mille lieue de cette image...Le sexe me dope...Et les barrières tombent, nous nous tutoyons... nous rigolons même sur le coup de 3h quand je lui confesse que je n'ai encore rien mangé... nous terminons un plat de sushis arrosé de vin blanc (je sais c'est sacrilège) avant de remettre une dernière fois le couvert...
Nous buvons un expresso dans son canapé...le temps de reprendre nos esprits et de se pencher sur ce que nous avons faits...Je suis dans un sas pour reprendre la "vraie vie". Sans très bien savoir si cette expérience est tangible ou si je ne suis pas allongé dans le sofa à surmonter la prise d'une pillule particulièrement redoutable... . Je me reconnecte à la réalité en lui posant quelques questions...
- Pourquoi moi ?
- Parce que tes mots. Parce que l'envie de rejouer dans les pièces que tu as écrites. Parce que je ne suis sensible qu'aux mots et pas au physique. Parce que je ne trouve ni beau ni laid parce qu'il est probable que je ne t'aurais jamais remarqué dans la rue, dans une soirée mais parce que tes textes exhalent une véritable force érotique que je voulais tester. C'est tout. Rassure-toi, tu n'es pas le premier, tu ne seras pas le dernier mais c'était bien...en conformité avec la manière dont tu écris. C'est déjà ça...
- Désolé pour ce debriefing, je sais que ça fait un peu concon... normalement, j'aurais dû relever, enfiler mon smoking et partir dans ma grosse berline...je ne suis qu'un boy next door...
- C'était très bien comme ça...
- Et je pourrai le décrire ?
- Ce n'est pas pour ça que tu es venu jusqu'ici ?
- Oui. Sans doute...
Je me lève... . J'esquisse un geste vers elle. Nous nous embrassons comme deux vieux amis...
Le jour est là, Paris se met en branle. Je viens de vivre l'expérience d'une vie.
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25.06.2009
Et si dans le fond j'étais monogame ?
C'est la question que je me pose, la tête posée sur les seins de l'artiste dans la chambre d'un petit hôtel du centre de la Ville.
Je sais, c'est archi-pardoxal. Ca fait très preuve par l'absurde. Mais ça me traverse l'esprit de manière fulgurante.
Pas que subitement l'expérience ne me plaise plus. J'adore me perdre dans ses seins, j'adore quand sa bouche enrobe mon sexe comme une gourmandise chocolatée, j'adore quand elle contrôle comme aucune ne l'a fait jusqu'à présent la fougue de mes montées de sève et qu'elle me repousse dans mes derniers retranchements. Mais quand tout ça se termine, quand je me couche sur le lit à côté d'elle, quelques goutes de sperme perdues sur le ventre et de sueur sur le front, je me mets à ne voir plus voir ça qu'avec détachement. A m'absenter. A la baiser comme un cambrioleur. Voilà, je suis un cambrioleur du sexe. Ces moments sont doux, éphémères, onaniques, exatiques mais sont encore trop enrobés de sentiments pour que je les apprécie.
Du coup, je pense à toute autre chose. Pendant qu'elle me parle, je repense à notre dernière virée chez I. . Ce genre de soirées un peu privées, pas très glamour en définitive mais qui sont à peu près ce qui se fait de mieux dans la Ville en la matière. LNA traînasse au bar avec un grand type un peu fade et je me promène dans les chambres de l'appartement. Mes oreilles en alerte qui m'amènent dans une pièce où une femme un peu entre deux âges (elle pourrait en avoir trente ou quarante et de toute manière) est occupée avec deux hommes sous les yeux de son mari. Elle me regarde. Je me scotche à son visage qui part dans tous les sens. "Elle s'oublie" (je trouve le terme con mais bien choisi)... Je bande et je sais que je vais la pénétrer. Le temps de trouver un préservatif. Et de m'approcher d'elle. Je connais cette femme depuis 25 secondes. Enfin, j'exagère. Je l'ai vue en début de soirée. Comme tout se sait, je sais qu'elle vient de Paris spécialement pour la soirée avec son mari, un gros type assez poilu et jovial. Je ne le regarde même pas. Un des hommes vient de s'écarter après avoir pousser un hurlement sec. Elle est occupée à en sucer un autre pendant que sa main tient le sexe du troisième. La voie est libre et je m'engouffre. Je la baise avec les précautions d'usage.... Elle me regarde l'oeil en coin et recommence à gémir... avec une intensité de plus en plus marquée. Au point de se concentrer quelques instants sur mon sujet. Là, au milieu de 3 hommes, je la baise. (je ne pourrais pas utiliser d'autres termes), elle me griffe, je l'embrasse... je suis de plus en plus sec dans mes gestes tout en gardant les variations de rythme. Mais instinctif. Je suis pas du tout dans le mood porn star. Non, j'essaie de deviner les contours de l'intérieur de son sexe, je l'explore avec le mien. Je crois qu'elle aime. En tout cas moi, j'aime... . Et j'éjacule... dans un grand rale couvert par ses gémissements qui sont devenus de vrais cris... . Je me retire, elle me sourit...le temps de reprendre un des spectateurs en bouche... je m'assieds dans un fauteil, je reprends mon souffle.
Et je rebande. L'artiste le voit. Elle se glisse contre moi, je mets la main sur un préservatif et je la baise comme j'ai baisé cette femme. Je reproduis les mêmes gestes (en tout cas je suppose). Et je jouis. Sans être tout à fait là. Je trouve l'expérience étonnante. Dérengeante. Sent-elle que je l'ai ravalée quelques minutes au rang de remake. Je ne sais pas. De toute manière, je ne suis plus là. Elle le sent un peu mais fais semblant de rien. Je me rhabille. Je n'aime pas ce rituel du rhabillage dans la chambre d'hôtel. Ca fait 5 à 7. Même s'il fait déjà nuit. Les bruits de la petite place donne au tout un air de "Paris sous les toits" même si on y est pas (à Paris).
Je sors en titubant un peu (j'ai ma dose), me commande une bière au bar que je déguste sur le trottoir en profitant de la douceur de la soirée. Je réfléchis. Je conclus. Je ne sais pas pour combien de temps, dans quelles conditions mais je trouve que la formule me va bien : je suis monogame même si ça ne se voit pas.
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